Solomon Kalushi Mahlangu : Mon sang nourrira l'arbre qui portera les fruits de la liberté

plus de 7 mois

Description

Salomon Kalushi Mahlangu (1956 - 1979)

L'Ordre de Mendi pour la bravoure en or pour sa bravoure et le sacrifice de sa vie pour la liberté et la démocratie en Afrique du Sud

Solomon Kalushi Mahlangu, né le 10 juillet 1956 à Doornkop, Middelburg, dans ce qui était alors connu comme le Transvaal oriental, avait à peine 20 ans lorsque les élèves de l'école de Soweto ont protesté contre l'introduction de l'afrikaans comme langue d'enseignement.

À la fin de 1976, des centaines de jeunes avaient été tués, dont un écolier de 12 ans nommé Hector Petersen, et plus de 2 000 blessés. Des milliers d'autres avaient été poursuivis ou arrêtés, et des mesures d'interdiction avaient été imposées. De nombreux Sud-Africains se sont rendus à l'étranger, souvent clandestinement, nombre d'entre eux jurant de poursuivre la lutte. L'un d'eux, Solomon Mahlangu, a quitté son domicile une nuit dans le plus grand secret.

Mahlangu a suivi une formation militaire en tant que soldat de l'Umkhonto we Sizwe (MK), puis a été immédiatement chargé de retourner en Afrique du Sud pour aider aux manifestations étudiantes prévues pour commémorer le soulèvement de 1976. Début 1977, lui et deux autres soldats du MK, Monty Motloung et George Mahlangu, ont voyagé d'Angola au Mozambique, d'où ils ont infiltré l'Afrique du Sud.

Après avoir réussi à échapper au vaste réseau de sécurité du gouvernement, ils parvinrent à atteindre Johannesburg sans encombre. Là, cependant, ils furent interceptés par la police. Un échange de tirs s'ensuivit, tuant deux civils. Dans la confusion, George Mahlangu parvint à s'échapper, mais Solomon Mahlangu et Monty Motloung furent faits prisonniers.

Motloung fut si violemment agressé qu'il fut déclaré inapte à comparaître devant le tribunal. Mahlangu, quant à lui, bien qu'il n'ait pas tiré un seul coup de feu lors de l'affrontement avec la police, fut inculpé de complicité de meurtre. Il fut reconnu coupable et condamné à mort le 22 mars 1977. Il répondit par un cri de défi : « Amandla !

La peine de Mahlangu n'a cependant pas été exécutée immédiatement. Son cas avait suscité une vive inquiétude au niveau international, et il a attendu deux ans avant d'être exécuté, tandis que de fortes pressions étaient exercées sur le gouvernement sud-africain pour qu'il commue sa peine et reconnaisse les combattants de la liberté comme prisonniers politiques.

Le gouvernement ne céda cependant pas et, le 6 avril 1979, à l'âge de 23 ans, Solomon Kalushi Mahlangu fut exécuté, l'esprit intact après une longue période passée à l'ombre de la potence. Ses derniers mots furent :

« Mon sang nourrira l'arbre qui portera les fruits de la liberté. Dites à mon peuple que je l'aime. Il doit poursuivre le combat. »

Articles associés

LES ULTRA -CHAUVINS, RACISTES TENTENT DE REPRENDRE DU POIL DE LA BÊTE! Depuis que la recherche d'une solution au passif humanitaire est revenue au premier plan pour preserver l'unité nationale serieusememt ébranlée et que l’opinion publique se montre
Le Général Tiani à Alger, la Mecque des Révolutionnaires ! Alger a longtemps été appelée la Mecque des Révolutionnaires. Dans les années 1960 et 1970, la capitale algérienne était le cœur battant de la lutte mondiale contre le colonialisme et l’impér
Hommage à Elhadj Abdoul Ngaidé, pionnier de la parole libre à Radio-Mauritanie Le 6 février 1985 s’éteignait à Nouakchott une grande voix de la Mauritanie : Elhadj Abdoul Ngaidé, journaliste, homme de convictions et l’un des pionniers de la parole li
Le grand remplacement! Si vous suivez l'actualité, vous ne pouvez pas avoir manqué le grand tonnerre géopolitique qui a retenti dans le courant de ce week-end. Ce samedi 20 décembre 2025, les longues doléances et formalités de la Mauritanie, pour cla
Déclaration Nous avons appris avec étonnement l’irruption de la police, à une heure tardive dans la nuit d’hier, au domicile de l’ancien sénateur Mohamed Ould Ghadda, président de l’Organisation de la Transparence Inclusive, d’une manière provocatric
Alain Désiré Foka : parcours médiatique, repositionnement éditorial et enjeux de crédibilité Alain Désiré Foka, né le 22 juillet 1964 à Douala, est un journaliste, producteur et vidéaste web camerounais. Il a exercé au sein de Radio France Internatio

En direct

Suivez en direct l'actualité