L’hommage des pêcheurs à « BAYE BEKHA » : « nous sommes désormais orphelins »

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Description

L’association mauritanienne de plongée et sauvetage maritime a organisé dans la nuit de samedi à dimanche une soirée commémorative pour saluer la mémoire du défunt Mohamed O. Saleck alias BAYE BEKHA, décédé le 21 mars dernier.

 

L’ensemble des orateurs ont été unanimes pour dire qu’avec le décès du défunt les pêcheurs sont désormais orphelins.

 

Le décès d’ould Saleck n’a pas laissé indifférent la rue mauritanienne, lui qui présidait la fédération mauritanienne de la pêche artisanale et qui faisait partie des pionniers de ce secteur depuis les années 70 du siècle dernier.

 

Tous étaient unanimes pour attester la pauvreté de l’homme, qui ne possédait ni fortune, ni maison ni terrain et qui donnait généreusement tout ce qu’il gagnait aux autres.

 

Plusieurs compagnons de l’homme, des connaissances, des élus locaux, le chef de la première région militaire à Nouadhibou étaient présents à cette cérémonie, alors que la famille du défunt était représentée par son frère et quelques autres proches.

 

Tous les orateurs, lors de cette soirée, se sont souvenus des conseils du défunt et ses directives qui se résumaient en deux points essentiels : la préservation de la richesse halieutique et l’exercice du métier de pêcheur pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays et combattre le chômage.

 

Pour le président de l’association, à l’origine de l’initiative, Mohamed Lemine O. Greïmich BAYE BEKHA était un père protecteur, un frère et un ami sincère que ceux qui ont connu de près ont connu en lui, un mécène, une âme charitable.

 

Il a demandé aux hautes autorités du pays de le primer pour tout ce qu’il a fait pour la pêche artisanale et les pêcheurs du secteur, lui qui était une main tendue aux jeunes pour les aider et les encadrer.

 

Ould Greïmich a encore dit que le défunt se tenait aux côtés de tous les citoyens, sans distinction aucune, ni de la peau ni de la race, car il était patriote jusqu’à la moelle, indifférent aux égards et à la richesse.

 

Le souci premier de l’homme, a ajouté ould Greïmich, était de voir les mauritaniens apprendre comment vivre dignement de leurs richesses avant qu’elles n’aillent aux étrangers.

 

Le maire adjoint de la ville de Nouadhibou, Eyda Mohamed Saleh, a qualifié le défunt d’humanitaire, de patriote modèle, soucieux de l’unité nationale aimant le bien pour autrui, sans exclusive.

 

Le vice-président du conseil régional de Dakhlet Nouadhibou, Hamida O. Soueïh a qualifié lui le défunt de « militant de l’humanité » appelant à ce qu’on s’inspire de l’héritage qu’il a laissé : la modestie et l’amour du prochain.

 

Intervenant à son tour, le secrétaire général de la fédération nationale de la pêche, Sid’Ahmed O. Khowba a dit que Baye Bekha n’a pas eu ce qu’il méritait, lui qui a consacré sa vie au pays et à ses concitoyens, en défendant la richesse de la Mauritanie, en la vantant et en ouvrant à sa promotion.

 

Pour ould Khoubah Baye Bekha devait être primé de son vivant mais puisque cela n’a pas été fait il faut le faire à titre posthume, car l’homme était un modèle d’humilité, de largesse, de négation de soi, qui est parti pauvre pour avoir donné tout aux autres.

 

Prenant la parole à son tour le président de la commission de la pêche côtière à la fédération nationale des pêches, Eyda O. Bamba a dit que le défunt, malgré sa frêle carrure avait une volonté de fer, humble, extrêmement généreux en qui « nous avons perdu un frère et un ami, une perte qui rend orphelin tous les pêcheurs ».

 

Ce sentiment d’être orphelin a été partagé par Mohamed M’Bareck ould Mohamed Mahmoud Heyda, trésorier du syndicat national des travailleurs spécialisés dans l’identification des poissons, qui déclare avoir pleuré, comme il ne l’a jamais fait quand il avait été informé du décès de Baye Bekha.

 

La cérémonie a été clôturée par un mot prononcé par le frère du défunt, Lewlad O. Saleck, qui a dit que sa famille en voulait au défunt pour n’avoir jamais pensé à s’assurer des biens ni à construire un domicile car il est parti sans en avoir un, mais « être témoin aujourd’hui de votre fidélité à son endroit, fait que j’apprécie à sa juste valeur le respect et l’amour qu’il nous a légué dans les cœurs des hommes ».

 

Au cours de la cérémonie un documentaire sur la vie du défunt a été projeté, un documentaire qui retrace le parcours d’un homme d’amour et de paix qui a consacré sa vie à son pays et à ses concitoyens

 

 

 

 

 

 

 

 

°Source : Sahara médias (Mauritanie)

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